Maire d’une ville, ce n’est pas un métier très reposant. Il faut littéralement s’occuper de tout : allocation des zones dédiées à l’industrie, le commerce ou les habitations, construire routes et chemin de fer, des cliniques, des écoles, etc. Si, au premier abord, le chantier semble colossal, SimCity prend le joueur par la main et l’aide étape par étape, via des "conseillers" toujours prêts à lui indiquer les démarches à suivre. Un néophyte pourra ainsi assimiler facilement les bases et découvrir petit à petit les innombrables possibilités du nouveau titre de Maxis. Un jeu de couleurs viendra compléter le système de gestion de la ville, afin d’alerter des besoins des citoyens. Il faut en effet être bien réactif, si l’on veut voir son taux scandaleux d’approbation flirter avec celui d’une dictature stalinienne. Ainsi, lorsqu’un icone apparaît en orange, le maire est prévenu qu’un domaine requiert son attention. Lorsque celui-ci est en rouge, la situation s’avère catastrophique. Par exemple, lorsque le bouton "pompier" apparaît de cette couleur, il doit certainement y avoir un incendie non maîtrisé quelque part.

Mégalo, c’est rigolo
Une fois tous les besoins de ses citoyens satisfaits, certains maires seront certainement atteints par la folie des grandeurs, en voulant attirer toujours plus de nouveaux habitants. Ils devront alors agrandir la taille des routes, car, dans SimCity, la taille des bâtiments dépend de celle des voies qui les desservent. Il leur faudra également multiplier les bâtiments dédiés aux services publics. Mais cela prend énormément de place et les mégalomanes en herbe seront vite rattrapés par une limitation bien contraignante du jeu : la taille bien trop petite des cartes. On pourra toutefois ajouter des extensions aux bâtiments, afin de gagner quelques hectares de terrain. Ajouter un deuxième fourneau à sa centrale à charbon évitera par exemple d’en bâtir une deuxième. Malgré ce système d’annexes bien pratique, il sera très difficile d’atteindre la barre des 300 000 habitants. Car plus la population augmente et plus vos habitants se font exigeants. Pour dépasser cette limite, il faudra construire une université, des parcs et améliorer les transports en commun... Mais où trouver la place ? C’est là que le multijoueur et le multiville interviennent. L’étroitesse des cartes de SimCity oblige le joueur à s’étendre sur plusieurs zones d’une région.

Spécialisation des villes
Chacune des cités voisines sera en mesure de se spécialiser dans un domaine, afin d’optimiser son espace et d’entrer en synergie avec les autres communes. Une ville dortoir, touristique, industrielle, pétrolière ou encore minières, les possibilités restent nombreuses, mais ne sont pas forcément toutes amusantes. On peut aussi demander à un ami ou à un joueur voisin de se spécialiser dans un domaine qui ne nous attire pas tellement. Grâce à cette coopération, il est possible de financer un "grand projet" commun qui permettra d’apporter de nombreux avantages aux villes environnantes. Il s’agit par exemple d’un aéroport ou d’une centrale solaire. Ce SimCity s’annonce donc comme un jeu plus social, mais qui nécessite en revanche une connexion à Internet. Impossible donc de profiter de son titre en local. Et c’est d’autant plus dommage, car les serveurs ont tendance à faire quelques caprices, notamment au niveau de la synchronisation des données entre les différentes villes. Votre voisin devra se montrer très patient pour recevoir le don que vous lui aviez fait.
En somme, SimCity aurait pu être un très bon titre, très beau et recelant de détails qui agrémentent les villes. Mais rapidement, un sentiment de frustration envahit le joueur, causé des gimmicks imposés par la taille des cartes et les quelques bugs qui ponctuent le multijoueur.










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